Programme

Du 12 au 29 Novembre, Hannibal RENBERG présente son exposition IPHONEOGRAPHIES

L'exposition

IPHONEOGRAPHIES

 

Hannibal RENBERG est un piéton qui aime à déambuler dans les rues de Paris, de Marseille ou d'ailleurs et y débusquer l'inattendu et le poétique du quotidien. Diplômé de psychologie, il traque au gré de ses pérégrinations les situations et les personnages les plus décalés pour nous offrir la vision d'un monde où l'étrange et le dérisoire règnent. 

Dans chacune de ses compositions, on trouve un point de rupture qui appelle parfois l'ironie ou la nostalgie, le désir aussi de faire partager ses émotions, son humour, sa dérision par l'image. 

Ses photos sont un reflet de notre société, un trait d'union entre les vies qui se côtoient, parfois se croisent et se parlent, un environnement construit par et pour l'homme, un dialogue éphémère entre le photographe et la ville. 

Ce fabuleux photographe de rues figure dans le classement du prestigieux magazine "Forbes". Il a fait l'objet de nombreuses expositions à Paris, Marseille et Nice, ainsi que de nombreux articles notamment dans l'Obs, Polka, Le Magazine Photo. 

Joséfa

Un soir d'été 2

Wally 1

Jessie

PATRICK CASTILLON

Après une formation de céramiste en 1977, Patrick CASTILLON s’installe comme artisan potier à Arcachon, avant d’embrasser une carrière dans la fonction publique.

Au départ était un point de soudure, il lui faisait penser à la pointe d’un sein de femme. Puis la relation avec la technique céramique devint une évidence, les morceaux de fer à béton sont assemblés les uns à côté des autres et soudés à la soudure électrique, avant d’être délicatement modelés.

Sa passion des contrastes lui permet de s’exprimer pleinement grâce à cette technique qui supprime toute contrainte de formes ou de dimensions. L’utilisation d’un matériau aussi commun que le fer à béton pour sculpter, la lourdeur du fer pour sublimer des corps de femme et la légèreté de la danse, l’intérieur brûlé par la soudure et l’extérieur brillant et poli par la disqueuse, tout est prétexte au contraste.

Ses sculptures tournent presque toujours autour des femmes, sa principale source d’inspiration : « Je ne me contente pas d’aimer les femmes, je les admire ! ».

Ses sculptures indiquent, montrent, orientent le regard, elles nous obligent à deviner ce qu’il ne veut pas nous montrer. Il ne nous dévoile que l’essentiel, enlevant de la matière pour accentuer le mouvement, ne laissant qu’une ligne directrice pour fluidifier l’élégance. Sa méthode est lente, bruyante et sale, la ferraille est omniprésente et toujours au service de la courbe essentielle …. Il ne veut être alors qu’une chose, le ferrailleur de l’essentiel.

ARTISTE INVITE : ENDER

Ender est né en 1973. Il a vécu 25 ans rue Fessart, dans le quartier de Belleville à Paris (haut-lieu du street art parisien dans les années 80), des murs qui marqueront le petit garçon qu'il était. Le plus souvent, ses interventions dans les rues sont des pochoirs réalisés préalablement sur papier et collés sur les murs.

 

Le choix du collage plutôt que de la peinture directe sur le mur provient d'une double nécessité.

D'une part, ses pochoirs sont composés de 3 à 6 layers (matrices utilisées pour chaque couleur, et peintes en couches successives), la mise en œuvre, longue, est donc peu compatible avec le travail dans la rue sans autorisation…

D'autre part, les œuvres sur papier ont vocation à exister sur le mur de manière extrêmement éphémère.

L'objectif est de surprendre le passant-spectateur, de le faire sourire devant l'apparition soudaine, au matin, d'un pochoir sur le mur. Sa disparition, parfois rapide, parfois moins, due aux services de nettoyage de la ville, aux « collectionneurs », aux intempéries, à l'action du temps qui irrémédiablement effacera le pochoir, cette disparition, donc, est partie intégrante de l'œuvre, et du support utilisé.

 

"Mes interventions dans la rue ne sont pas si éloignées de mon activité de comédien, mes pochoirs sont mes personnages, la rue, le théâtre. Le tout est de mettre en scène, de faire correspondre les deux pour que le mur donne du sens aux pochoirs, le pochoir du sens au mur. Une fois le collage réalisé il vivra sa courte vie, il devient la propriété des passants qui poseront ou pas le regard sur lui. Avant d'être arraché, tagué, volé parfois, ou nettoyé, j'espère qu'il aura étonné et donné un sourire à ceux qui auront eu la gentillesse de la regarder."