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L'exposition

Du 9 au 11 Octobre 2020, Myr MAOU et Yann CREAC’H exposent à l'Atelier de Belleville.

C'EST COMME AU PAYS ? de MYR MAOU 

"Observer une situation, inventer des histoires autour de ce que je vois à travers l’objectif. Mes parents ont mis, très tôt, entre mes mains leur appareil photo argentique.

J’ai été fière de la confiance qu’ils avaient en moi et de la responsabilité de capter les scènes festives et tous les autres événements et manifestations qui ont suivis par la suite. J’ai adoré chaparder cet appareil sur l’étagère du buffet de notre salon, puis me balader dans la maison, flâner dans le quartier pour figer l’expression et le mouvement de mes modèles. Les laisser se coller sur la pellicule qui les accueillait chaleureusement dans la boîte. Mon œil apprécie cet instant où il sait que c’est le moment de se cacher derrière l’objectif pour y loger les mots, les sons, les couleurs, les odeurs, les sensations, les émotions, les gestes, les subtilités, l’action et son inverse à la fois. Me rendre invisible pour capturer le monde dans ce petit bijou, être à son écoute me permet de transmettre au possible son message."

YANN CREAC'H 

Architecte DPLG et Ingénieur en informatique, Yann CREAC'H fait ses études à l'École d'architecture de Paris-Val-de-Marne où il réalise un projet d'espace sensoriel interactif.

Il obtient son diplôme d'architecte de l'École d'architecture de Paris - La Villette, sur le thème des modules urbains mobiles présentés sous la forme d'une installation interactive et d'une maquette gonflable à l'échelle 1.  Alliant naturellement architecture, peinture et nouvelles technologies, il travaille avec plusieurs artistes notamment Samuel Bianchini sur le projet IIWU (If I Were You) qui met en jeu une "économie du regard" dans un environnement conçu comme une architecture modulaire.

Dans les années 1990 - 2000, il participe à diverses expositions de peintures et installations principalement à Paris. Membre fondateur du GKM, il organise des actions sur des sites urbains où le corps de l'humain "doit faire sa place" comme à la Défense ou dans les transports en commun.

Sa recherche personnelle s'articule autour du rapport du corps à l'environnement et du rapport de l'espace de vie à l'urbain. Le geste et l'espace, l'image perceptive que l'environnement lui renvoie.

Egalement ... 
 

ENDER expose FRAGILE

Vous résidez ou vous vous promenez dans le quartier Jourdain ? Vous aurez remarqué sur les murs de la rue Fessart, de la rue de la Villette ou de la rue Lassus certaines des œuvres actuellement exposées dans la galerie.  

 

Ender est né en 1973. Il a vécu 25 ans rue Fessart, dans le quartier de Belleville à Paris (haut-lieu du street art parisien dans les années 80), des murs qui marqueront le petit garçon qu'il était. Le plus souvent, ses interventions dans les rues sont des pochoirs réalisés préalablement sur papier et collés sur les murs.

 

Le choix du collage plutôt que de la peinture directe sur le mur provient d'une double nécessité.

D'une part, ses pochoirs sont composés de 3 à 6 layers (matrices utilisées pour chaque couleur, et peintes en couches successives), la mise en œuvre, longue, est donc peu compatible avec le travail dans la rue sans autorisation…

D'autre part, les œuvres sur papier ont vocation à exister sur le mur de manière extrêmement éphémère.

L'objectif est de surprendre le passant-spectateur, de le faire sourire devant l'apparition soudaine, au matin, d'un pochoir sur le mur. Sa disparition, parfois rapide, parfois moins, due aux services de nettoyage de la ville, aux « collectionneurs », aux intempéries, à l'action du temps qui irrémédiablement effacera le pochoir, cette disparition, donc, est partie intégrante de l'œuvre, et du support utilisé.

 

« Mes interventions dans la rue ne sont pas si éloignées de mon activité de comédien, mes pochoirs sont mes personnages, la rue, le théâtre. Le tout est de mettre en scène, de faire correspondre les deux pour que le mur donne du sens aux pochoirs, le pochoir du sens au mur. Une fois le collage réalisé il vivra sa courte vie, il devient la propriété des passants qui poseront ou pas le regard sur lui. Avant d'être arraché, tagué, volé parfois, ou nettoyé, j'espère qu'il aura étonné et donné un sourire à ceux qui auront eu la gentillesse de la regarder. »

PATRICK CASTILLON

Après une formation de céramiste en 1977, Patrick CASTILLON s’installe comme artisan potier à Arcachon, avant d’embrasser une carrière dans la fonction publique.

Au départ était un point de soudure, il lui faisait penser à la pointe d’un sein de femme. Puis la relation avec la technique céramique devint une évidence, les morceaux de fer à béton sont assemblés les uns à côté des autres et soudés à la soudure électrique, avant d’être délicatement modelés.

Sa passion des contrastes lui permet de s’exprimer pleinement grâce à cette technique qui supprime toute contrainte de formes ou de dimensions. L’utilisation d’un matériau aussi commun que le fer à béton pour sculpter, la lourdeur du fer pour sublimer des corps de femme et la légèreté de la danse, l’intérieur brûlé par la soudure et l’extérieur brillant et poli par la disqueuse, tout est prétexte au contraste.

Ses sculptures tournent presque toujours autour des femmes, sa principale source d’inspiration : « Je ne me contente pas d’aimer les femmes, je les admire ! ».

Ses sculptures indiquent, montrent, orientent le regard, elles nous obligent à deviner ce qu’il ne veut pas nous montrer. Il ne nous dévoile que l’essentiel, enlevant de la matière pour accentuer le mouvement, ne laissant qu’une ligne directrice pour fluidifier l’élégance. Sa méthode est lente, bruyante et sale, la ferraille est omniprésente et toujours au service de la courbe essentielle …. Il ne veut être alors qu’une chose, le ferrailleur de l’essentiel.

Jessie

Joséfa

Un soir d'été 2

 
 

AIM BOO

QUELQUES MOTS D'AMOUR ...

AIMBOO apprend dès son plus jeune âge le dessin, la peinture, la sculpture et la musique. Si vous lui demandez qui il est et où il va, il vous répondra "Regardez" en vous citant cette phrase de Confucius "Une image vaut mille mots". D'ailleurs c'est avec les mots qu'il commence son activité dans la typographie avec la création et le montage publicitaire pour un journal. Il adore la musique de Django Reinhardt et joue à Paris avec tous les musiciens et artistes qu'il rencontre. Il faut du jazz dans les bars, dans les rues de Saint-Germain des Près et partout où il peut partager sa passion. En 1978, il passe des après-midi entiers dans l'atelier de lutherie de Jacques Favino à regarder sa guitare se façonner et à jouer avec tous les aficionados de la musique manouche. C'est au début des années 80 qu'il ouvre sa société de publicité où il va successivement peindre des affiches de cinéma, des décors des peintures murales, des trompe-l’œil pour des entreprises en utilisant différentes techniques et différents matériaux qui vont l'inspirer pour ses créations. Pendant de nombreuses années, il va concevoir des images, créer des slogans, valoriser des produits et réaliser des visuels pour la communication de nombreuses sociétés et grands marques. En 1998, il faut ses premières œuvres en numérique et néon en exprimant sa vision et ses pensées du monde qui l'entoure. Il expose son travail depuis dans divers salons d'art contemporains et Galeries à Paris, Cannes, Bordeaux, Reims, Mulhouse, Nantes, Lyon et Barcelone. 

29 rue de la Villette - 13 rue Fessart  75019 PARIS                07 78 81 25 80